Quand les mots t'étouffent à force d'être dits, quand les mots t'étouffent à force de ne pas être dits....
Comment nommer tous ces sentiments sans pudeur mais sans être exhibitionniste de l'âme?
Comment dire qu'on est heureux et qu'on ne l'est pas?
Comment livrer la noirceur de son âme mais aussi le bleu sans blesser d'une part et sans se rendre transparent d'autre part?
Dire étouffe, ne pas dire étouffe aussi... Seuls les mots ont cette capacité à enlever l'air autant qu'à en donner!
Comment les utilise-t-on sans se tromper, sans être hystérique ou pathétique, où est la demie mesure, existe-t-elle, est-elle nécessaire?
Le bonheur nous étreint, la tristesse nous étreint, la colère nous étreint, le rire nous coupe le souffle... Comment se débarrasser de cette étreinte qui serre si fort et qui coupe le souffle, qui comprime le coeur et la tête?
Les mots sont comme un tourbillon qui m'entraîne dans leur spirale infernale, les phrases se succèdent sans répit dans ma tête, ils ne franchissent pas souvent la barrière de mes lèvres et de ma raison mais après tout qu'importe, la demie mesure est un signe de maturité.
Adulte je suis, adulte je dois assumer d'être....
ASSUMER!!!!
La violence de ce mot est inouïe.....
RESPIRER!!!!
Est-ce une utopie?
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